Qu’elle était étonnante cette fusion
Cette façon d’être à croquer
Ces yeux, ce sourire amusé
C’était toi, déjà, le coquin mignon
Difficile à le croire, sais-tu, déjà vingt ans
Toi qui fus longtemps le petit dernier
Toi qui fus longtemps un peu chouchouté
J’en ai le cœur serré, le petit est un grand
Avec ta mère, nous avions perçu les signes délicats
De cette générosité de l’être, de la présence et du cœur
Tu épiais un sourire, une caresse, de l’amour, la chaleur
Tu aimais tant recevoir, tant donner, de tout, et de toi
Et ces colères de l’enfance, cette rage de l’incompris
Qui toujours questionnent les mots et les regards
De disputes en transgressions et en fougueux départs
Cachant blessures et doutes, besoin d’amour et de vie
Si tu savais, toi, notre amour et notre fierté
De te voir lutter, au gré des espérances
Tu aimes le Livre, l’apprendre en silence
Que l’Unique soit ta force, ton ami, ton allié
Vingt ans, enfant de l’amour et de l’Un
Il faudra en Sa Lumière éternelle
Trouver la paix juste des rebelles
Tes yeux souriants, et ce sourire coquin
Tu sais, on ne peut décider
Pour la vie, la mémoire, demain
Ton père sera le mur et le chemin
L’autorité et la liberté
Et aussi peut-être
Le papa et l’ami
La mémoire et la vie
Le chemin près de l’Etre
Tu as grandi, mon fils...je t’en prie, ne doute jamais
De mon amour, de mon respect et de mes prières
Tu surprendras les indécis aux confins de la terre.
Aie confiance. Avec Dieu, que ton cœur soit en paix
C’est fête aujourd’hui ! Vingt ans !
Près de ton père
Pour t’offrir un bel anniversaire
Et mon amour pour la vie





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