Lorsque je déambulais dans les allées, entre les stands, lorsque la protection se faisait serrée et exigeante, lorsque la rencontre était possible : les poignées de main étaient chaleureuses, les sourires fraternels, la présence complice. Un sentiment de partage.
Une infinité de témoignages. Ceux qui traduisent la force, la reconnaissance, l’énergie et l’amour. Ceux qui disent la douleur, les blessures, les déceptions et les larmes. Les infinis de ces deux horizons se rencontrent : je n’ai pu me retenir de pleurer. Pleurer profondément, avec ou sans larmes. Avec ou sans tristesse. Avec ou sans joie. Avec joie et tristesse.
Le cœur fut emporté, pesant, lourd, blessé. Je vous ai rencontrés dans les allées, au cœur de cette foule. Tant de signes. Mes yeux se sont mouillés. Une tristesse infinie. Je fus envahi, emporté, noyé. Le sens de l’instant, de l’éphémère. La vie est si courte, si fragile. Tant de joies, que de douleurs.
Du fond du cœur, je voulais vous dire « merci ». A tous les anonymes. Je vous ai offert des mots, vous m’avez offert vos sourires. Je vous ai donné un peu de temps, vous m’avez donné du cœur, immensément. A mes invocations sourit le miroir de vos prières. Qui sait pour combien de temps encore cette route et des chemins communs. Qui sait de quoi demain sera fait ? Qui sait ?
Mes sourires furent tristes comme ma soudaine conscience de l’éphémère. Tout s’estompe, disparaît, s’anéantit excepté Sa face : nos parents, nos amours, nos enfants, nos fraternités, nos sourires et nos cœurs. Vous dire « merci » avant que le temps ne soit passé.
A l’instant, doucement, je souris. En symphonie lente, la tristesse également me sourit. Les larmes coulent pourtant, infiniment.
Que la Lumière vous aime et vous accompagne





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