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Egypte : une équation complexe

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Il n’est pas facile d’évaluer ce qui se passe réellement en Égypte. Après les résultats du premier tour des élections, toutes les hypothèses restent possibles, l’issue est imprévisible. Les deux partis islamistes, Liberté et Justice qui représente les Frères Musulmans et An-Nour qui représente la tendance salafi-littéralistes, sont devenus les principales forces politiques en Égypte, faisant ainsi naitre des questions quant à la nature du futur État. Les choses sont en train de changer rapidement et de nombreux éléments sont surprenants, incertains voire même inconnus : il est non seulement difficile d’identifier les protagonistes, mais encore les nouvelles alliances qui prennent forme au moment de ce tournant historique.

En moins de six mois, le mouvement salafi a entièrement changé de position religieuse et idéologique concernant la “démocratie”. Leurs dirigeants répétaient durant des années que la “démocratie” n’avait rien d’islamique, qu’elle relevait même du “kufr” (rejetée par l’Islam), et que les véritables musulmans ne devaient pas participer aux élections - ou même simplement à la politique - étant donné que le système tout entier est corrompu jusque dans ses fondements. Puis, soudain, les Salafi ont créé un parti, ont commencé à être actifs dans tout le pays, à produire des tracts et des brochures, appelant le peuple à voter pour eux ou, sinon, à au moins voter pour les Frères Musulmans. Cette volte-face à 180 degrés fut aussi rapide qu’étrange et surprenant. Comment peuvent-ils aujourd’hui déclarer licite (halal) d’un point de vue islamique ce que la veille encore ils faisaient passer pour “kufr” ? Comment peuvent-ils demander au peuple de voter pour les Frères Musulmans alors qu’ils n’ont cessé de les critiquer (quasiment depuis leur création), les jugeant trop éloignés de “l’Islam véritable”, trop ouverts aux innovations néfastes (bida’), et, en un mot, trop “occidentalisés et modernes” ? Comment expliquer que les Salafi changent de position et de stratégie de manière aussi spectaculaire ?

Ce n’est pas la première fois que nous observons de tels changements au sein des organisations islamiques à tendance littéraliste et traditionaliste. Dans les années quatre-vingt dix, en Afghanistan et au Pakistan, les Talibans refusaient de s’engager en politique, car ils estimaient que c’était une erreur d’un point de vue islamique. En moins de huit mois, ils s’organisèrent en tant que l’une des forces politiques majeures résistant à l’occupation russe de l’Afghanistan. Nous avons plus tard appris qu’ils avaient été encouragés dans cette évolution par les Saoudiens (bien que les Saoudiens considéraient que les Talibans suivaient au fond une école de pensée déformée de l’Islam) répondant à la stratégie américaine dans la région. Cela n’a jamais posé de problème aux Américains de négocier avec les courants islamistes les plus littéralistes ; le meilleur exemple est de toute évidence leur relation avec le régime saoudien lui-même. Sur le terrain, en Afghanistan, tout comme aujourd’hui en Égypte, les Salafis jouent un jeu contradictoire : ils ont adopté une position islamique totalement nouvelle - pour eux -, alors qu’en pratique, ils travaillent pour des intérêts (tels que ceux des États Unis) qu’ils rejettent et diabolisent en théorie. Aujourd’hui, le même scénario pourrait bien se dérouler en Égypte.

Le problème avec les Salafis et les traditionalistes (tels que les Talibans) n’est pas seulement leur interprétation de l’Islam (littéraliste, étroite et souvent intransigeante), mais également l’usage potentiel que l’on peut faire de leur présence en termes politiques. Ils peuvent bien être sincères d’un point de vue religieux (et très souvent ils le sont) ; personne ne peut le nier. Ils sont cependant souvent politiquement naïfs et faciles à manipuler. Cela fut vrai en Afghanistan et pourrait à nouveau se confirmer en Égypte.

Le monde analyse les résultats des élections et conclut que les deux partis islamistes comptabilisent près de 60% des votes (étant donné qu’il devrait y avoir une alliance naturelle entre eux). Il pourrait s’agir là d’une interprétation tout à fait erronée. Le parti an-Nour pourrait avoir à jouer un rôle différent dans l’équation égyptienne. Soutenu sur le plan idéologique et financier par le gouvernement saoudien, il pourrait devenir l’un des acteurs de la stratégie américaine en Égypte. An-Nour serait alors un des moyens d’affaiblir l’influence et le pouvoir des Frères Musulmans en les contraignant à des alliances risquées. Si les Frères Musulmans choisissent de conclure un accord avec les littéralistes, alors ils perdront très rapidement leur crédibilité et se trouveront en contradiction avec l’agenda réformiste qu’ils ont annoncé. S’ils décident d’éviter les Salafis, alors ils n’auront d’autre alternative que d’envisager une alliance avec d’autres forces politiques (qui sont très faibles), en particulier l’armée, qui demeure très puissante.

Les Frères Musulmans ont décidé de ne se présenter qu’à 40% des postes à pourvoir aux élections et de ne pas présenter de candidat pour la présidence. Ils ont annoncé qu’ils seraient une force politique clé et active, mais qu’ils éviteraient de s’exposer. Cette stratégie était une manière de rassurer l’Occident et d’éviter de perdre de leur crédibilité, en agissant sur un mode plus discret. Les Frères Musulmans se retrouvent désormais dans une position très délicate et, pour eux, particulièrement dangereuse. Le parti An-Nour pourrait devenir l’ennemi le plus puissant des Frères Musulmans et l’allié objectif de l’armée. Sur le terrain, les deux partis islamistes invoquent les mêmes références et soutiennent de nombreux objectifs communs ; en réalité, ils représentent des forces et des visions politiques bien différentes. Durant l’année écoulée, les Frères Musulmans ont prouvé combien ils sont pragmatiques, évoluant avec le cours de l’histoire, adaptant leur stratégie et diversifiant leurs contacts (avec l’Arabie Saoudite, les États Unis, les pays européens, les pays émergents, etc.). Il semble bien que les Frères Musulmans ne pourront éviter de négocier, d’une manière ou d’une autre, avec l’armée. La rumeur affirmait qu’il y aurait déjà eu une entente, mais rien n’était clair : désormais, il semble qu’un tel accord est presque inévitable. C’est l’une des dimensions de la stratégie américaine - qui conserve des liens étroits avec les généraux - afin de continuer à contrôler une partie de la situation. Il se peut qu’un civil tel que Muhammad el Baradei (également proche des Américains contrairement à ce que l’on dit) soit ultérieurement élu démocratiquement, le pouvoir véritable sera néanmoins ailleurs.

Malgré ce dont nous avons été témoins durant les semaines écoulées, il serait préférable de ne pas porter de jugement trop hâtif et de rester prudents quant à nos conclusions. L’Égypte est un pays d’une importance cruciale au Moyen Orient et ni Israël ni les États Unis ne resteront des spectateurs passifs lorsque les Égyptiens choisiront les Frères Musulmans, dont l’idéologie est la même que celle du Hamas (en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien). Quelques autres acteurs régionaux pour lesquels la démocratie n’est pas vraiment importante, tels que les pétromonarchies, jouent un rôle clé en essayant de contrôler ou neutraliser les forces islamistes. Quel que soit le scenario, ces dernières continueront à devoir prouver leur efficacité et personne ne sait si elles tiendront leurs promesses une fois au pouvoir. La voie vers la démocratie en Égypte est loin d’être transparente ; nous devrions éviter de prendre les apparences pour la réalité. Des islamistes pourraient œuvrer contre des islamistes tout comme un gouvernement occidental démocratique pourrait soutenir un appareil militaire non démocratique. Il s’agit de politique ; nous devons rester vigilants, y compris dans notre optimisme. Que le pouvoir soit religieux ou non, la sincérité en politique n’est jamais suffisante.

Chaleureux remerciements à S.H. pour la traduction

Tariq Ramadan
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LA MODERATRICE

31 Messages de forum

  • Egypte : une équation complexe 16 décembre 2011 09:49, par kouakou

    Article tendancieux.

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  • Egypte : une équation complexe 16 décembre 2011 10:33

    salam , que les frères musulmans restent fidèles à ce qu’ils sont : desêtres attachés à Dieu et des êtres humains qui comprennent les difficultés de notre temps. En tant que femme seule et avec 5 enfants , je n’aurais aucune crainte de vivre sous la démocratie des frères musulmans mais en tant que femme seule , je fuirais les salafistes car ils m’empêcheraient d’être ce queje suis ou essaye d’être.Les occidentaux sont très forts : ils n’ont pas besoin d’envoyer des bombes : ils manipulent les musulmans , utilisant leur faiblesse : leur rascisme, leur orgueuil, leur mépris des autres et surtout , leur incapacité à voir le bon chez des non musulman . Notre effort est de se battre contre nos démons intérieurs avant de vouloir décider l’avenir d’un pays .Les salafistes seront soutenus par ceux qu’ils veulent la guerre car ils sont bornés et aucune compassion . Regardez en afganistan : des êtres épris de Dieu mais avec aucune éducation et aucune lumière dans la raison .salam

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  • Egypte : une équation complexe 16 décembre 2011 10:47

    أتفق معكم على وجود تناقد في موقف السلفيين في مصر، وأتفق معكم على إمكانية التعاون السعودي الأمريكي معهم، لكن ذلك ليس مستبعدا عند الإخوان المسلمين أيضا، لاسيما التعاون مع أمريكا ودول الغرب لاكتساب الثقة منهم.ليس مستبعد

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  • Egypte : une équation complexe 16 décembre 2011 11:20

    Salam aleykoum
    Mr Ramadan passons sur la sincérité des salafis qui trahissent leur propre conviction du jour au lendemain.
    Les américains n’ont aucun problème avec les salafistes car leur projet de société à l’image de l’arabie saoudite n’est pas une alternative civilisationnelle à celle de l’occident,qui sait tres bien ce qu’il en est.
    Il ya 1 point que je ne saisis pas c’est l’alliance forcée avec l’armée.Pourquoi les ikwans devrait il en passé par l’armé ?
    Vos scrupules sont comprehensibles ,mais vous semblez trop tenir compte des pseudo analyses de certains qui mettraient les ikhwans dans le camp ultra libéral.Le contexte économique ,les ikhwans le subissent puisqu’il est mondial.Et le maghreb ne peut pas s’interdire de commercer avec l’occident à cause d’une idéologie qui n’est pas la sienne,alors que les echanges commerciaux avec l’occident sont primordiaux et ce meme si les echanges sus /sud veanaient à se dvp.Le musulman de par sa foi est intrinsèquement et idéologiquement du coté des plus démunis pour faire regner la justice sociale et economique.
    J’avais vu un reportage de vous qui ne croyait pas à un capitalisme juste,moi si .L’occident avec le keynesianisme et le new deal a connu les trentes glorieuses et les plus grandes avancés en terme social grace à des gouvernement de gauche.Pour le coup ,je vous trouve un petit peu trop dogmatique en la matière.Le capitalisme a toujours besoin de réajustement ,mais c’est une idéologie viable et peut etre ajusté aisément à l’islam
    Et comme vous et tout un chacun se pretendant musulman ,je serais la première à denoncer les derives des ikhwans comme l’a dit le prophète salla Allahou alaihi ou salam en parlant de sa propre fille fatima radia Allahou anha s’il s’etait avéré qu’elle ait pu voler un jour.

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    • Egypte : une équation complexe 16 décembre 2011 22:53

      Le capitalisme dans sa forme financière a tué le keynésianisme, qui ne peut fonctionner en économie ouverte. En outre, le modèle de la croissance indéfinie n’est plus possible au vu de l’état des ressources, de la population et de l’environnement.
      Ce n’est pas le coeur du sujet ici, mais le capitalisme est aujourd’hui comateux. Sobriété, justice, simplicité seront les voies de l’avenir.

      MV

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    • Egypte : une équation complexe 10 janvier 22:54, par Ahmed

      Salam alaykoum chère soeur.

      Qu’en est il aujourd’hui de ce socialisme occidental dont vous parlez ?
      Les glorieuses trente année ?
      Aviez vous vu où en est’il arrivé ?
      Le socialisme n’est rien d’autre à mes yeux que le serviteur du capitalisme.
      Premier ministre Belge Elio di Rupo socialiste et tout récement ex- président du parti.
      Connaissez vous son parcours bancaire ?
      Au près de Dexia pour ne citer que celle là ?

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  • Egypte : une équation complexe 16 décembre 2011 12:24

    Je veux que les Frères Musulmans gagnent les élections car ils ont plus de légitimité au pouvoir :

    • ils sont actifs
    • ils ne sont pas littéralistes mais font une interprétation téléologique des textes c’est la meilleure interprétation selon beaucoup d’Etats.
    • ils ont créé un groupe pour défendre la Palestine
    • Ce serait une victoire pour deux hommes qui nous ont beaucoup apporté dans le Monde entier et qui sont morts (paix à leurs âmes) : ils étudiaient le droit islamique et étaient très influents cela prouve leurs compétences. Grâce à eux je sais que l’islam c’est l’Amour.
    • les Frères Musulmans sont partout dans le Monde ; et s’ils se font une place politique dans le Monde, nous pourrons lutter contre les sionistes ; car leur objectifs sont justement anti-sionistes.
    • ce serait une victoire pour ceux qui ont l’espoir que ce Monde deviennent plus juste.
    • ils sont doux avec l’islam et font de leur mieux pour ne pas trahir les fondamentaux islamique, tout en circonstanciant au mieux le droit islamique

    J’ai d’autres raisons encore mais j’ai préféré mettre les principales.

    S’ils perdent alors le Monde est injuste.

    Merci pour votre texte M. T. Ramadan.
    Merci S.H.

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  • Egypte : une équation complexe 16 décembre 2011 13:07, par julien

    Bonjour,
    Si les salafistes changent d’avis sur la démocratie en qlqs jours, ça veut tout dire. Ils ne sont pas si littéraliste qu’on veut leur coller à la peau. ils contextualisent bien leur jugement. donc je suis contre votre définition de littéraliste pur et simple du texte. les chekhs salafis sont bien de leur temps. vous en faites vous mêmes preuve dans votre article.
    juste un avis rien de plus.

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  • Egypte : une équation complexe 16 décembre 2011 15:32, par mohamed

    salam professeur
    j’aurais tout de meme aimé que vous soyez un peu plus pointu en apportant des preuves factuelles de ce que vous avancez, par exemple lorsque vous dites que le gouvernement saoudien finance le parti al nour , évidement cette preuve n’étonnerait personne mais par souci de rigueur intellectuelle j’aurais aimé que ces preuves factuelles apparaissent dans vos analyses comme vous l’avez très bien fait lorsque vous parliez des liens des certains blogueurs avec le gouvernement américain.

    merçi
    Que Dieu vous préserve

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  • Egypte : une équation complexe 16 décembre 2011 16:51

    bjr,

    Ne faudrait il pas distinguer les dirigeants d’un mouvement politique(ici les frères musulmans ou les salafis)des personnes qui composent ce mouvement ?

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    • Egypte : une équation complexe 16 décembre 2011 21:41, par Bilel

      Mr Ramadan vous vous trompez !

      Vous ne semblez pas connaitre le mouvement salafiste égyptien, ses leaders et ses spécificités.

      La question de la participation aux élections est un sujet de divergence entre eux depuis très longtemps et non depuis quelques mois comme vous l affirmez, j ai eu l’ occasion de questionner certains leaders de ce mouvement sur les élections il y a 10 ans déjà et ils m on répondu que c’était une question ou il y a divergence entre les érudits contemporains et que chacun a ses arguments.

      Les salafis saoudiens pour beaucoup ne soutiennent aucunement le parti Nour qu’ils accusent d être un mélange de ikhwanisme et de salafisme, cheikh Al Fawzan érudit saoudien entre autres a appeler dernièrement a ne pas les soutenir !

      Mr Ramadan le salafisme n est pas un mouvement homogène comme chez les frères musulmans d’ailleurs ou l’on retrouve des personnalités avec des conceptions bien différentes parfois.Combien de frères musulmans devant les médias parlent de démocratie et citent des concepts occidentaux pour rassurer et une fois entre eux parlent de califat et d’état islamique ?Tous ce double langage au nom de la stratégie !
      Voir Wajdi Ghouneim érudit proche des ikhwans qui ne va pas dans ce sens :
      http://www.youtube.com/watch?v=g6hX...

      Sinon je souhaiterais de votre part un peu plus d’objectivité et de nuances sur le parti Nour et sur le salafisme Égyptien particulièrement et le salafisme en général.
      Que Dieu nous guide.

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      • Egypte : une équation complexe 28 décembre 2011 19:19, par Imane

        Salaamu alaikoom ^^

        ----- ان للإخوان صرح كل ما فيه حسن ... لا تسلنى من بناه انه البنا حسن -----

        Que dieu ait ton âme cheikhna "El Banna" et que Dieu bénisse la tienne sir Tariq.
        J’aimerais faire rappeler à nous TOUS ici, si vs permettez, ce que ns a dit notre Seigneur Tabaraka wa ta3ala : " والذين جاهدوا فينا لنهدينهم سبلنا وإن الله لمع المحسنين " . Que Dieu ns aide à se rapprocher de lui de+ en +, regardless nos différences (el maslak & el Madhab .......) Ameen

        La ilaha illa ALLAH :)

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    • Egypte : une équation complexe 16 décembre 2011 22:07, par Bilel

      Salam alaykoum

      Voici le site facebook du grand méchant loup littéraliste...
      http://www.facebook.com/AlnourParty...

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  • Egypte : une équation complexe 16 décembre 2011 20:27, par alger

    Vous allez trop loin dans l’analyse. Etes-vous sûr ?!

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  • Egypte : une équation complexe 17 décembre 2011 00:58, par MUSLIM

    En fait ce qu’il faudrait faire c’est détruire les USA et Israël mettre fin à cette mascarade sioniste ( la secte la plus pire de tous les temps ) couper la tête des corrompus saoudiens et le monde sera en paix.

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  • Egypte : une équation complexe 17 décembre 2011 01:12, par moi

    Comment expliquer que les Salafi changent de position et de stratégie de manière aussi spectaculaire ?

    Tout simplement, quand Moubarak etait au pouvoir, il y avait une falsification clair et nette des votes. Donc cela ne servait à rien de voter. Ils ont retournés leurs vestes car maintenant il leur ai possible d’être élu de manière démocratique. Pourquoi s’en priveraient ils ?

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    • Egypte : une équation complexe 17 décembre 2011 22:50

      «  Les salafistes divergent des Frères musulmans  »
      Publié le : 15 décembre 2011 | 0 comment.

      Alors que la deuxième phase des législatives a débuté hier en égypte, le chercheur Dominique Thomas, spécialiste des mouvements islamistes, analyse pour Le Soir échos la montée en puissance du salafisme politique.

      Les salafistes ont un programme centré sur l’identité, la conception de la société et la régulation des moeurs.

      Les salafistes ont un programme centré sur l’identité, la conception de la société et la régulation des moeurs.

      Les bureaux de vote ont ouvert hier dans neuf provinces, dont celles de Suez et d’Assouan, pour la deuxième phase des législatives. Cette nouvelle étape du scrutin, organisé en trois temps, devrait venir nuancer ou confirmer les premiers résultats partiels des législatives, marqués par une victoire des Frères musulmans avec 36 % des voix, suivis des salafistes avec 25 %. Contacté par Le Soir échos, Dominique Thomas, spécialiste des mouvements islamistes, revient sur l’ancrage des mouvances salafistes dans la société égyptienne et sur leur programme, qui prône une application rigoureuse de la charia.

      Les résultats de la première phase des législatives ont été marqués par une percée des salafistes, avec 25 % des voix pour le bloc Al Nour. Comment expliquez-vous cette montée en puissance des salafistes  ?
      Il faut attendre la suite des résultats pour apprécier le phénomène dans sa globalité. Mais pour les villes du Caire, d’Alexandrie, il n’est pas étonnant de voir les salafistes en bonne position car ils composent depuis plusieurs années des tissus religieux et sociaux bien implantés dans la société égyptienne, par le biais d’associations et de prédicateurs. Leur engagement en politique, qui est un phénomène récent, s’est donc traduit par une percée.

      Qui sont les formations politiques qui composent le Bloc El Nour  ?
      Le salafisme du bloc Al Nour n’est pas uni mais résulte d’alliances pragmatiques. Le bloc Al Nour est composé de plusieurs formations  : le parti salafiste Al Nour, qui domine le bloc et plus orienté vers Alexandrie et Damiette, le mouvement Al Asala, plus urbain et implanté à Ismaïlia et au Caire, le Parti de la justice et du développement, qui est une émanation politique de Al Gamaa Al Islamiya, et un autre groupuscule, le Front salafiste.

      Les salafistes sont pour une relecture de la politique étrangère égyptienne, en rupture avec la ligne actuelle.

      Toutes ces mouvances ont été créées entre mai et juillet 2011 et sont marquées par des localismes très forts.
      à l’image du bloc Al Nour, le salafisme se caractérise par de nombreuses mouvances…
      Oui, le salafisme n’est pas un courant homogène. Dans tous les pays du monde arabe où le salafisme politique est présent, comme au Yémen ou au Koweït, on a ce phénomène commun d’une grande hétérogénéité. Sa fragmentation en différents mouvements s’explique par son histoire et ses liens avec le salafisme moderne, la doctrine wahabite apparue en Arabie Saoudite. L’égypte, qui est le berceau des idées de l’islam politique des deux derniers siècles, a connu toute une évolution des idées. Certaines mouvances restent notamment critiques sur l’engagement d’Al Nour en politique. Les personnes très imprégnées du wahhabisme scientifique des cheikhs saoudiens prônent le non-interventionnisme dans le domaine politique.

      Quelles sont les grandes lignes du programme d’Al Nour  ?
      Les salafistes ont un programme centré sur l’identité, la conception de la société et la régulation des moeurs. La da’wa salafiya est un engagement de prêcher la hisba  : c’est-à-dire de moraliser la vie publique et d’«  interdir le mal  ».

      Sur quels points les salafistes divergent-ils des Frères musulmans  ?
      Les salafistes divergent des Frères musulmans sur le degré et le mode d’application de la charia comme source de législation. Le bloc salafiste est pour une application rigoriste de ces principes. Autre point de désaccord : les relations internationales. Les salafistes sont pour une relecture de la politique étrangère égyptienne, en rupture avec la ligne actuelle, alors que les Frères musulmans semblent l’accepter, même si c’est du bout des lèvres, et ils ne remettent pas en cause les accords internationaux. Mais sur l’identité ou sur l’islam, il pourra y avoir des alliances ou des orientations communes entre Frères musulmans et salafistes.

      Céline Girard

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    • Egypte : une équation complexe 18 décembre 2011 00:11, par Justine

      Peut-être que leur visée a toujours été le pouvoir, l’instauration du khilafat, mais tant que tous les conditions n’étaient pas réunies, il fallait cacher cette optique.
      Cette posture leur permettait de critiquer les autres mouvances ouvertement ou non, d’éloigner d’elles toutes les bonnes volontés prêtes à s’investir en tant que citoyennes dans les champs socio-politiques.

      Les prêcheurs salafistes interdisent à leurs adeptes d’écouter ou d’échanger avec ceux qui ne disent pas "qala rassouloullah,..."
      Quelles ouverture et indépendance d’esprit !

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  • Egypte : une équation complexe 17 décembre 2011 23:04

    http://lemonde.fr/afrique/article/2...

    Oui, complexe. Voir ici les analyses intéressantes de Patrick Haenni, qui ne sont pas tout à fait convergentes avec celles de T. Ramadan, mais soulignent aussi les écueils à éviter de la part des Frères musulmans par rapport aux salafistes. On note aussi que la suite du scrutin pourrait élargir l’écart entre les Frères et Al Nour, permettant un jeu d’alliance éloignant les salafistes. Ici n’est pas évoquée la nécessité éventuelle d’un compromis des Frères avec l’armée. Bref, les jeux ne sont pas faits... Je l’espère vivement.

    F

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  • Egypte : une équation complexe 18 décembre 2011 00:29, par mansour

    Bonjour,
    Monsieur Tarek ramadan j’ai une question qui me taraude depuis longtemps qui est en rapport avec le sujet malgré les apparences je m’appelle Mansour je suis marocain d’origine Du rif , Al Hoceima Ajdir plus précisément .Je suis de la même tribu que l’émir Abdelkrim el khatabi (que dieu le garde) un homme que j’admire beaucoup tout comme vous .
    Ma question est la suivante es ce que il a connu votre grand père Hassan al banna ? (que dieu le garde).
    Merci.

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  • Egypte : une équation complexe 18 décembre 2011 12:18, par musulmane

    Salam aleykoum

    Bilel
    Le capitalisme est un instrument neutre et n’est que ce que l’on en fait.Actuellement ,il n’y a pas une crise du capitalisme mais une crise de la democratie tout court.Les politiques ont remis le pouvoir dans les mains des fianciers j’en veux pour preuve le véritable coup d’etat financier en italie et en grèce ou on a placé des technocrates de la finance sans election à la tete de 2 pays de la CEE.
    Mais bien avant,les financiers ont fait de l’entrisme avec la loi de 1973,qui a son pendant partout dans le monde occidental,la loi Pompidou qui a mis les etats à la merci des banques avec l’aval des politiques qui se vyaient offert des postes honorifiques tres bien remunérés entre 2 mandats electoral.
    Le capitalisme est malade de n’avoir personne à sa tete ,contrairement à l’epoque de l’etat fort du keynesianisme.Le capitalisme a besoin d’etre protégé contre lui meme au risque de se mettre en péril par les dervives qu’il porte en lui.
    Quant à la destruction de la nature et de la surexploitation,l’islam porte en lui des valeurs qui l’empeche de sur-exploiter le monde ou il vit.Ce phénomène ne doit nullement etre imputé au capitalisme mais à l’action des lobbyistes et de la corruption des élites sans foi ,ni morale,ce qui ne peut etre le cas à priori de nos elites musulmanes.Et meme si cela s’averait etre le cas,des verrous democratiques de controles de nos elites ne seraient pas du luxe ,car comme l’a dit le frère tariq ramadan,la politique n’est pas vérité.

    Ceci dit pour en revenir aux salafistes qui prone un retour à une morale islamique en tout et pour tout en guise de programme me laisse plus que dubitative.Avec un tel programme ,la regression du pays à l’instar de celle des saoudiens,incapable de mener un pays et qui se trouve sous tutelle economique et politique des USA est plus que certaine.Elhamdoulilah ,ils sont encore loin des manettes du pouvoir.Je suis certaine que beaucoup de musulmans n’aimeraient pas vivre sous un régime salafiste,y compris les musulmans convaincus.Il n’y a qu’à voir ce que les talibans ont fait de leur pays ,un regime d’apartheid pour les femmes qui n’avaient plus droit de cité et ou la seule préoccupation de ces gens là etaient de detruire leur patrimoine culturel ,alors qu’ils avaient tout un pays à mener.

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    • Egypte : une équation complexe 18 décembre 2011 22:52

      Le capitalisme financier dans lequel nous vivions n’a rien à voir avec le capitalisme de l’Etat-Providence de la période kéynésienne. il y a mille fois plus de capitaux qui circulent dans des mouvements financiers chaque jour que de capitaux nécessaires aux achats de biens et services.

      Ce capitalisme là est en crise profonde. Il ne répond pas aux besoins sociaux, y compris dans les pays riches. Au contraire il détruit jour après jour tout ce qui avait été construit dans l’après-guerre. Il dévore littéralement l’environnement naturel de l’homme au détriment de la vie des générations à venir. Il produit guerres et famines.

      Nous devons reprendre la maîtrise de l’économie, la mettre au service de l’humain, dans le cadre des contraintes que nous impose la nature. Il y a urgence. Il est déjà tard.

      F

      PS : Alternatives économiques est un mensuel qui permet de décoder l’actualité économique et est utile à tout citoyen désireux de comprendre l’économie d’aujourd’hui, en France et dans le monde.

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    • Egypte : une équation complexe 19 décembre 2011 20:29, par Cyril

      A musulmane,
      le capitalisme n’est absolument pas un outil neutre, du moins pas plus qu’une bombe Atomique. C’est un mode de fonctionnement qui nous conditionne, nous structure et nous détermine en Occident . Vouloir le séparer de son substrat humain comme vous le faites me paraît très très réducteur. Il est partie liée à la civilisation occidentale et peut-être son rejeton le plus puissant.

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  • Egypte : une équation complexe 18 décembre 2011 15:21, par Cyril

    L’Egypte touche 2,1 milliards d’USD par an des USA pour contenir la poussée anti israélienne. Encore une fois , les salafs tout aussi littéralistes ou je ne sais quoi puissent-ils être , une fois au pouvoir devront composer avec ces réalités. On se "déreligieuse" vite, très vite quant on est aux affaires. Car être aux affaires , ça peut -excusez l’image- consister à choisir entre le porc et l’alcool. Les salafs comme les autres se trouveront face à ce choix, nul doute que les américains leur fourniront une sourate toute prête pour se justifier. Ils le font déjà en Arabie Saoudite, elle s’appelle Pétrole.

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  • Egypte : une équation complexe 18 décembre 2011 20:36, par abu salman tounsi

    Salam, à Tariq ramadan, vous parlez toujours de Salafistes comme étant ont les mêmes opinions et les mêmes idées et ils ne sont jamais différents, et cela très loin de la réalité les salafistes sont plusieurs courants, et même les salafistes de l’Arabie saoudite n’ont plus les mêmes idées surtout sur le plan politique, les prisons de l’Arabie saoudite sont pleines des savants qui sont contre le gouvernement je cite par exemple (الشيخ سليمان العلوان و علي الخضير و خالد الراشد), et je suis avec vous qu’il y a un courant de salafistes qui sont avec le gouvernement dans toutes ses décisions même celles qui contredites à l’islam elle même mais ils sont minorité,
    et cette confusion vous amène à considérer que tous les salafistes sont contre la contribution dans politique et tous contre l’élection et ça très loin de la réalité par exemple je cite ici une fatwa d’un grand savant salafiste en ce qui concerne l’élection :
    فتوى ابن عثيمين في وجوب المشاركة بالانتخابات
    فتوى الشيخ محمد بن صالح العثيمين –رحمه الله- جوابا عن السؤال التالي الموجه إليه في لقاء الباب المفتوح (ش\211) : "السؤال : ما حكم الانتخابات الموجودة في الكويت , علماً بأن أغلب من دخلها من الإسلاميين ورجال الدعوة فتنوا في دينهم؟ وأيضاً ما حكم الانتخابات الفرعية القبلية الموجودة فيها يا شيخ؟ !الجواب : أنا أرى أن الانتخابات واجبة, يجب أن نعين من نرى أن فيه خيراً, لأنه إذا تقاعس أهل الخير من يحل محلهم؟ أهل الشر, أو الناس السلبيون الذين ليس عندهم لا خير ولا شر, إتباع كل ناعق, فلابد أن نختار من نراه صالحاً فإذا قال قائل : اخترنا واحداً لكن أغلب المجلس على خلاف ذلك, نقول : لا بأس, هذا الواحد إذا جعل الله فيه بركة وألقى كلمة الحق في هذا المجلس سيكون لها تأثير ولابد, لكن ينقصنا الصدق مع الله, نعتمد على الأمور المادية الحسية ولا ننظر إلى كلمة الله عز وجل, ماذا تقول في موسى عليه السلام عندما طلب منه فرعون موعداً ليأتي بالسحرة كلهم, واعده موسى ضحى يوم الزينة -يوم الزينة هو : يوم العيد؛ لأن الناس يتزينون يوم العيد- في رابعة النهار وليس في الليل, في مكان مستوٍ, فاجتمع العالم، فقال لهم موسى (عليه الصلاة والسلام) : [وَيْلَكُمْ لا تَفْتَرُوا عَلَى اللَّهِ كَذِباً فَيُسْحِتَكُمْ بِعَذَابٍ وَقَدْ خَابَ مَنِ افْتَرَى] كلمة واحدة صارت قنبلة, قال الله عز وجل : [فَتَنَازَعُوا أمرهُمْ بَيْنَهُمْ] الفاء دالة على الترتيب والتعقيب والسببية, من وقت ما قال الكلمة هذه تنازعوا أمرهم بينهم, وإذا تنازع الناس فهو فشل, كما قال الله عز وجل : [وَلا تَنَازَعُوا فَتَفْشَلُوا] ؛ [فَتَنَازَعُوا أمرهُمْ بَيْنَهُمْ وَأَسَرُّوا النَّجْوَى], والنتيجة أن هؤلاء السحرة الذين جاءوا ليضادوا موسى صاروا معه, ألقوا سجداً لله, وأعلنوا : [آمَنَّا بِرَبِّ هَارُونَ وَمُوسَى] , وفرعون إمامهم, أثرت كلمة الحق من واحد إمام أمة عظيمة زعيمها أعتى حاكم .فأقول : حتى لو فرض أن مجلس البرلمان ليس فيه إلا عدد قليل من أهل الحق والصواب سينفعون, لكن عليهم أن يصدقوا الله عز وجل, أما القول : إن البرلمان لا يجوز ولا مشاركة الفاسقين, ولا الجلوس معهم, هل نقول : نجلس لنوافقهم؟ نجلس معهم لنبين لهم الصواب.بعض الإخوان من أهل العلم قالوا : لا تجوز المشاركة, لأن هذا الرجل المستقيم يجلس إلى الرجل المنحرف, هل هذا الرجل المستقيم جلس لينحرف أم ليقيم المعوج؟ ! نعم ليقيم المعوج, ويعدل منه, إذا لم ينجح هذه المرة نجح في المرة الثانية".وقال –رحمه الله- مؤكدا فتواه بجواز المشاركة في الانتخابات كما في الأسئلة القطرية () , جوابا على السؤال التالي : "فضيلة الشيخ , سائل يقول : هل أفتيتم بجواز الإنتخابات ؟ وما حكمها؟ .الجواب : نعم أفتينا بذلك– ولا بد من هذا – لأنه إذا فُقِدَ صوت المسلمين ؛ معناه : تَمَحُّض المجلس لأهل الشر , وإذا شارك المسلمون في الإنتخابات ؛ انتخبوا من يرون أنهم أهل لذلك , فيحصل بهذا خير وبركة".
    enfin je sais pas pourquoi vous n’êtes pas satisfait de ce résultat de cette élection je pense que c’est la démocratie que vous croyiez.

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  • Egypte : une équation complexe 19 décembre 2011 10:02, par musulmane

    A cyril
    Je doute que les uSA continue à verser abondamment ses émoluments à l’egypte pour cause de crise,et à fortiori pour des gouvernements qui n’ont plus la couleur politique qu’ils n’apprecient pas vraiment.Voici un débat actuellemnt aux USA.

    http://www.israel7.com/2011/11/usa-...

    Certains n’ont pas l’air de comprendre à quel point la crise de l’occident est grave.Pratiquement toute les banques sont aux bords d ela faillite et les etats occidentaux ,avec tout ce qu’ils ont arrosé aus banques auparavnt ,sont rincés.Les etats occidentaux ne réagissent pas plus que ça à cette crise et les peuples ne moufftent pas,mise à part leur tentation de voter FN.Si un nouveau krach avait lieu ce qui est fort probable,vu que les véritables causes ne sont pas prise en compte,on va voir un cataclysme economique qui sera bien la fin de l’occident tel qu’on l’a connu.Et d’ailleurs ces revolutions arabes sont bien le fait de cette crise qui comme l’a dit Geisser est une preuve de la toute nouvelle faiblesse occidentale.N’oubliez pas que l’URSS a chuté en quelques mois.
    Faudrait penser à se reveiller de son petit cocon douillet !

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    • Egypte : une équation complexe 19 décembre 2011 19:53, par Cyril

      A Musulmane,
      les américains produisent les dollars dans la quantité qu’ils veulent, ils ont la monnaie de réserve. Comme ils nous le disent eux-mêmes "le dollar est notre monnaie mais votre problème" Ce n’est pas la crise qui sera à l’origine d’une fermeture de robinet américain en Egypte mais un changement stratégique et c’est entre autre à cette aune là qu’il faudra juger de l’orientation prise par la révolution egyptienne c’est à dire les américains paient-ils encore ou non ?
      Quant à la crise qui sévit en Europe, ce terme est très trompeur, je lui préfère le terme de "refonte néo libérale".
      Avec cette crise donc comme vous dites, on va faire passer en 1 an ce qu’on n’a pas pu faire en 20 ans en terme de casse sociale. A cet égard permettez moi de vous suggérer http://www.youtube.com/watch?v=MKei...

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  • Egypte : une équation complexe 25 décembre 2011 00:47, par musulmane

    Cyril

    ,Lordon qui n’est pas le premier venu dit à propos de la crise qu’il a eu une grosse pétoches en 2008

    Une ville aux USA ,Jefferson ne paye plus ses retraités qui se sont trouvés dans l’obligation de retourner au turbin à 70 ans,et d’autres villes vont certainement lui emboiter le pas.Et la création de monnaie est la cause de l’hyper inflation de la crise de 29.Le traumatisme aà ce jour est toujours present d’ou la politique economique actuelle en europe et aux states de la rigueur plutot que la création de monnaie des officines privées

    D’autres comme lamaranche nous predise meme une bonne grosse guerre à l’ancienne.Le peuple n’a rien fait depuis 3 ans et les politiques non plus.Et ce n’est pas la gauche qui depuis 83 a dereglementé l’economie et qui ne s’est jamais dementi depuis dans son cap ultra libéral qui va nous donner des bouffées d’espoir.Comme l’a dit Lordon,le peuple est contenu par l’exomil,TF1 et la flicaille.Si le sang ne coule pas ,ce ne sont pas les vautours de financiers ni les politiques qui se sont commis avec eux(un des conseillers de sarko ,Matthieu pigasse est un banquier )qui vont laccher leur privilèges de la nouvelle aristocratie banquière
    Ce n’est pas au sens propre du terme une crise du capitalisme ,mais de la finance (crise de la dette oblige),car meme les entreprises sont depecés et jetés aux ordures par les vautours de financiers mais pas avant d’avoir récupéré les dividendes.Riches et pauvres meme combat ?

    Comme andré gorz l’a dit le capitalisme finira dans la barbarie ou bien de façon civilisé ,mais il finira un jour.Et au vu du nationalisme renaissant ,je pencherais pour la barbarie.Je sais plus qui a dit ça mais on a cassé la machine et c’est peut etr pas plus mal car au vu de l’injustice qu’elle a généré surtout pour le tiers monde,à vrai dire ,apres une période de réajsutement ,dans les faits ,ce sera une delivrance pour eux

    Ps:mr ramadan loin de moi l’idée de faire peur ,mais je decris une réalité developpé par de nombreux econnomistes qui tirent la sirène d’alarme depuis plusieurs années

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  • Egypte : une équation complexe 30 décembre 2011 14:19, par braki

    el khorodj 3ala el hakim el mouslim la yadjouz
    se soulever contre un dirigeant musulman est illicite

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    • Egypte : une équation complexe 1er janvier 13:22, par Leila777

      Salam AAlaykoum,

      @braki

      Sauf si celui ci est injuste !!! Ce n’est pas parce qu’on est musulman qu’on est un ange faudrait arreter avec ca, ce sont des choses comme cela qui nous discrédite nous musulmans...et surtout qui discrédite l’islam aux yeux de ceux qui ne le connaissent pas ou peu...C’est comme ceux qui prennent une phrase dans le coran et qui en oublie la suite alors que celle ci est importante pour comprendre le début de la phrase et l’interpréter correctement.

      Salam AAlaykoum

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la lapidation et la peine de mort dans le monde musulman.

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